Dominique Péry entre en peinture en 1981. De cette fréquentation féconde naîtra d'ailleurs la toile (issue d'un tableau des frères Le Nain : "Repas de paysans") qui lui permet en 1993 d'être exposé au musée du Louvre pendant trois mois en qualité de lauréat du concours "Créer d'après les maîtres". Dominique Péry approfondit parallèlement ses connaissances techniques des différents supports et médiums nécessaires à toute bonne composition picturale. Il consacre deux années à
l'étude et à la restauration de tableaux anciens pour parfaire sa connaissance de la couleur. Il a pratiqué plusieurs interventions en milieu scolaire ; P.A.E. dans un collège et conférence auprès d'étudiants.
Toutes ces démarches donnent naissance à une oeuvre dominée par des thèmes que le peintre choisit et développe en série de tableaux.
Parmi ses thèmes, la Période lunaire propose un travail sur la lumière qui devient une force onirique. La période des Hommes à tête de pierres dévoile un monde sombre sans espoir et sans amour. Les Paysages symphoniques s'ouvrent sur les neufs symphonies de Beethoven liées aux paysages ardennais. La saison des métaux décline sous toutes ses faces l'affrontement du schiste ardennais avec les quatre éléments. De même que Van Gogh a rendu hommage à Millet dans plusieurs de ses toiles, Dominique Péry essaie modestement de rendre hommage à ses deux illustres prédécesseurs dans les Variations paysannes qui sont aussi une ode au labeur obscur des "petite gens". Le Grand requiem Patri Roma est un hommage posthume et une messe picturale pour ses deux frères disparus. Pigment musical montre le jaillissement de la musique à travers le corps vibrant du musicien, quand le son devient note, la touche couleur et le visage extase. Enfin dans son thème le plus récent Sommes-nous des Don Quichotte ? Dominique Péry explore l'âme enfiévrée de Don Quichotte et nous entraîne dans ses paysages mentaux.
En dehors de ces thèmes et tout au long de sa carrière, Dominique Péry travaille sur le motif et réalise de nombreux paysages qu'il considère comme le sel indispensable à toute continuité picturale.