Seiches sur le Loir

Issu du bas latin "Cipia" ou "Cepia" ("Nom qui évoque le Ceps"), Seiches était sans doute autrefois un lieu planté de vignes. Antique point de franchissement du Loir de la voie Tours - Laval, il dût exister ici un important centre gallo romain car dés le IX ème siècle, les textes font état d'une église, de moulins, de dépendances. La comtesse Hildegarde (Femme du comte d'anjou, Foulques Nerra) installe à Seiches un prieuré au XI ème. L'église y est reconstruite en 1060. La forteresse de Matheflon assure la défense du prieuré. Mais c'est au XV ème siècle avec l'implantation des Rohan, seigneur du Verger, que Seiches marquent ses plus belles pages d'histoire. A la suite de la révolution française, les Chouans causèrent de nombreux méfaits dans la région (Archives brulées, pillages...) obligeant à transférer les séances municipales à Angers. Puis une autre révolution, industrielle cette fois, offre à Seiches l'implantation d'une filature de laine cardée en 1870 sur les bords du Loir (A peu près au lieu dit "Le Navron"). La seconde guerre mondiale fait de Seiches un haut lieu de la Résistance française.

Eglise de Seiches (Dédiée à St Aubin, 9ème évêque d'Angers 538-550) : Seiches, ancienne villa gallo-romaine, possédait une église dés le IXème siècle. Charles le Chauve, par diplôme daté d'Aix-la-Chapelle le 1 août 847, fit don du domaine à l'abbaye St Aubin d'Angers. Malgré les protestations des religieux, Foulques Nerra transféra le "vicus" de Seiches à l'abbaye du Ronceray (1028). L'église, peu après, fut reconstruite et dédiée à nouveau par l'évêque vers 1060. Un prieuré fut établi par les religieuses du Ronceray, il avait droit de châtellenie avec Haute, Moyenne et Basse Justice et tous les droits seigneuriaux de la paroisse. Tous les domaines du prieuré furent vendus "biens nationaux" le 5 mars 1791. La commune a racheté en 1818 le bâtiment d'habitation pour y installer la Cure et la Mairie qui y ont trouvé place jusqu'en 1865. Sur proposition de Mgr Angebault, Evêque d'Angers, la nef de l'église qui datait du XIème fut démolie et remplacée par une construction plus vaste en 1860.

Extrait d'un historique de l'abbé Jean Reulier, prêtre à Seiches (1990-1999)

 

Les Tanneries Angevines (Aujourd'hui disparu) : Louis Le Nénaon tanneur se met à son compte en 1885 en reprenant une tannerie artisanale datant de 1845. En 1903, Henri Le Nénaon succède à son père. Il est entreprenant et développe la petite entreprise artisanale familiale qui devient les Tanneries Angevines en 1918, forte d'une demande de l'armée pour la fourniture des cuirs à semelles. C'est un patriarche qui mène son affaire avec charisme tout en prenant soin du confort de ses salariés. Il offre des structures sociales à la commune pour le bien être des habitants (Salle des fêtes, maison de retraite, stade, coin de baignade sur les bords du Loir).
L'horizon économique devenant de plus en plus obscure, l'entreprise arrête en 1981 licenciant plus de 200 salariés...


Les tanneries angevines dans les années 50

L'ancienne Gare de Seiches (Aujourd'hui disparu) : La ligne de 36 km est achevée à la fin du XIX ème siècle. Venant d'Angers, elle passait par St Barthélémy, Le Plessis - Pellouailles, Villevèque - Corzé, Seiches puis Durtal, Huillé - Lézigné, Bazouges et La Flèche. C'est la compagnie des chemins de fer d'Orléans qui gére cette ligne avant d'être reprise par la SNCF en 1938 (Fusion et nationalisation des cinq grandes compagnies). Les bombardements détruisirent le pont de Bazouges sur Loir qui ne fut pas réparé. La ligne d'Angers à La Flèche est démontée en 1954. En se promenant par Marolles, la Croix au chien et Brignac, on aperçoit quelques ouvrages d'art encore existants. Dans le centre de Seiches, en face de la pharmacie, seuls subsistent le puit du chef de gare et le petit pont du ruisseau qui traversait la gare.


L'ancienne gare de Seiches

 

 

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