Expedition Nazca
by GARMIN - Ouvrez vos horizons

Expedition Nazca by GARMIN, le reveal

Vous avez tous suivi les aventures de Tanguy durant ces dernières semaines et certains se demande encore qui est ce voyageur à qui il arrive tant d'aventure ?
Certains ont participé Jeudi 6 Novembre à une soirée organisée par GARMIN pour le retour de Tanguy...

Et qu'elle ne fut pas leur surprise en découvrant la vidéo suivante:

Tanguy n'était pas en Amérique du sud mais à Paris

Oui c'est la vérité durant ces 3 dernières semaines Tanguy n'a pas bougé de son appartement parisien (ou presque...) et a rédigé l'ensemble de ses billets confortablement installé devant son bureau. Mais ce voyage qu'il nous a fait vivre il l'a fait il y a quelques années déjà.

Ouvrez vos horizons par GARMIN

L'idée de la campagne "Ouvrez vos horizons" de GARMIN, leader mondial du GPS, était de montrer les valeurs qui caractérise la marque GARMIN:

  • Voyages,
  • Aventures,
  • Sports,
  • Technologies,
  • Innovations

Pourquoi Expedition Nazca ?

Durant 3 semaines et au travers de ses 29 billets c'est ce qu'a retracé le blogueur-voyageur virtuel Tanguy Mergnac sur Expedition Nazca. Lors de la soirée organisée par GARMIN les blogueurs invités ont pu rencontrer une partie de l'équipe de la filiale française et découvrir l'ensemble de la gamme de GPS GARMIN avec notamment l'impressionnant Nuvï 550 un GPS multi-activités.

Après avoir participé un quizz permettant de gagner des GPS GARMIN, les blogueurs invités se sont fait prendre en photo avec Tanguy sur fond bleu, voici un aperçu des photos de la soirée:

Merci à tous ceux qui ont joué le jeu !!!

Bagages enregistres

Ca y est, c'est bon, je viens a l'instant d'enregister mes bagages. Entre mon sac a dos, mon matos de kite, mes rollers, j'ai du payer une bonne taxe de surpoids et encore heureusement que mon aile de parapente est restee dans le lac du Perito Moreno ;-))) Ahhh je me sens soulage maintenant, toute la pression redescend !

 

Pour pouvoir prendre l'avion ce soir, je me suis leve tres tot ce matin, afin de trouver une solution a mon vol de papier d'hier. Avec la crainte de rester coince a Buenos Aires pour quelques jours. Pour la carte bancaire ca a ete rapide, j'ai directement fait opposition par telephone. J'ai passe la matinee au consulat francais afin d'obtenir un passeport provisoire que j'ai recupere en fin de journee. Ouff une chose de faite ! Heureusement que j'ai toujours une copie de mes papiers quand je voyage, ca a accelere la procedure. Il m'ont meme prete un peu d'argent pour finir mon voyage, que je rembourserais a mon retour en France. Le plus critique a ete pour mes billets d'avion. Chez Iberia, j'ai du pas mal me battre. La seule solution d'apres eux, etait de racheter un billet plein pot, style 2000 euros. A ce prix la, tu comprends, je prefere rester trainer en Argentine. Oui mais j'ai envie d'etre a ma soiree de retour demain a Paris ! Il faut dire que j'ai fait un beau scandale dans l'agence, pour que le directeur s'occupe enfin de mon cas. Au calme dans son bureau, beaucoup de coup de fils et de pianotage sur son ordinateur... Ben voila, Il m'a reedite mes billets pour 100 euros ! Heyy je suis heureux comme tout que cela se termine bien, un grand OUFFF !!

 

Ce sont mes derniers instants en Amerique du Sud. Buenos Aires aura aussi ete la derniere escale de mon ancetre avant de retourner en France en bateau. A l'aide de ses ecrits, cartes et photos, j'ai reussi a calquer precisement mon trajet sur le sien, a decouvrir les memes choses, a vivre des experiences similaires. J'ai marche sur ses pas presque un siecle apres et ca tu peux me le croire, j'en suis tres fier. C'etait le but premier de mon voyage, mission accomplie ! Buenos Aires, dernier point sur la carte, derniere ville de mon itineraire, pas un point final mais une continuite, car d'autres idees de voyages se bousculent deja dans ma tete. A suivre...

 

J'ai maintenant 2h a attendre avant l'embarquement. Cela ne me derange pas, j'aime bien trainer dans les aeroports. Bon c'est un peu moins drole quand c'est pour rentrer a la maison ! Je regarde les gens, j'essaie de deviner d'ou ils viennent, ou ils vont... Et puis ca occupe !

 

Je vais maintenant me deconnecter pour profiter de mes derniers moments ici. Alors n'oublie pas notre rdv demain soir, heure de Paris, hein ! A 19h au Zango... C'est sur cette fois-ci j'y serais... Enfin j'espere ! Ca me fera tres plaisir de vous connaitre, vous qui m'avez suivi. Hasta pronto !

 

Ushuaia, il y a quelques jours

Tout aurait pu etre beaucoup plus grave

J'ai passe ma journee a visiter Buenos Aires, 30 degres pour un mois de novembre, ca fait rever, non ? Le cimetiere la Recoleta, Plaza de Mayo, demonstrations de tango Plaza Dorrego... Je traine dans les rues et les cours de San Telmo, pour finir ma journee au quartier de La Boca, l'un des quartiers les plus pauvres de la ville. On m'avait pourtant prevenu de ne pas m'eloigner des zones "touristiques". C'est plus fort que moi, tu me connais maintenant, je ne peux pas m'empecher de faire ce que l'on me deconseille.

 

                      

 

Au lieu de rejoindre le centre de ce quartier en bus ou en taxi comme les autres touristes, je decide d'y aller a pied par l'Avenida Almirante Brown. Pourquoi certaines personnes que je croise, disent en me regardant : "mochila" ? Pour m'avertir de faire attention a mon sac a dos ? Le centre, aux maisons colorees, de La Boca est comme un parc d'attraction pour touristes. Quelques rues, bien surveillees par des policiers, ou il est conseille de rester. Plus a l'ecart c'est dangereux ! Les boutiques de souvenirs style Saint Michel a Paris, ce n'est pas mon truc. Lorsque je voyage, je prefere rencontrer, discuter, echanger avec les habitants, connaitre leur vie.

 

            

 

Alors je m'ecarte du centre, certains habitants me previennent de ne pas trop m'y aventurer ou au moins de ranger mon appareil photo. Je ne cherche pas les embrouilles et cache tout ce qui est de valeur. Je m'y promenerais pendant une heure, me perdant dans les ruelles, m'arretant souvent pour parler. Certains regards hostiles me fixent en me croisant. Je me rends compte alors a quel point je ne suis pas le bienvenu, une proie facile, pas du tout en securite, pour des personnes mal attentionnees. La nuit commence a tomber, je suis fatigue. Je decide alors de revenir a mon hotel dans le quartier de San Telmo. Mais tout d'abord retrouver le centre de La Boca. Je demande mon chemin, je ne suis plus tres loin.

 

Sans me rendre compte de rien, je suis plaque, avec une extreme violence, contre un mur par 3 hommes, venus de je ne sais ou. Un couteau contre la gorge, quelques secondes qui me semblent une eternite. Je reste immobile, paralyse. Je ne cherche meme pas a me defendre, je ne peux pas d'ailleurs. Je suis pret a tout leur donner. Une main sous mon tshirt, pour arracher ma pochette porte-documents et ils disparaissent en courant comme ils sont arrives. Choque, je ne bouge plus le temps de reprendre mes esprits et de comprendre ce qu'il s'est passe. Tout est alle si vite ! J'essaie de marcher mais mes jambes sont comme du coton, elles ne me portent plus. Dans ma pochette il y avait ma carte bancaire, mon passeport et mes billets d'avion de retour. La premiere chose est de faire opposition a ma carte. Je rejoins un commissariat, pour faire une deposition et retourne a l'hotel en taxi pour reprendre mes esprits et rester un peu au calme. Je te rassure, ca va mieux maintenant. Pas de mal et c'est le principal.

 

Sans billets d'avion, passeport et argent, je suis assez inquiet. Je ne sais pas comment je vais pouvoir prendre mon vol pour rentrer en France demain soir. Demain, je vais aller a l'ambassade francaise et chez Iberia, voir ce que je peux faire. Je suis un peu pessimiste a 24h de mon depart, ca me parait super chaud. La nuit porte conseil, je verrais ca demain. J'espere quand meme etre present a la soiree de jeudi, reste connecte pour en savoir plus...

 

Des photos de cette journee, juste la...

 

          

                           

Un nouveau vendeur de pizzas a El Calafate

Des samedi soir quand je suis arrive a El Calafate, j'ai colle sur les cotes de mon combi de grands "para vender"... a vendre. Tu comprends je ne me vois pas le ramener en France. Personne hier, n'est venu me demander des renseignements, personne ne semblait interesse. Apres une nuit reparatrice suite a ma chute dans le lac, j'ai commence ma journee tres tot ce matin. Je roule lentement dans toutes les rues de la ville en klaxonnant, pour montrer que mon combi est a vendre. Je crois qu'au lieu de ca, j'ai reveille tout le monde ! Rien toujours rien, alors je continue en faisant le tour des hotels pour le proposer aux touristes et backpackers. Je finis bredouille, encore une fois. Grosse baisse de regime, il a quand meme la classe mon combi, je vais bien trouver quelqu'un pour me l'acheter ! 13h, la il ne faut pas que je traine, j'ai un avion a prendre dans quelques heures et je ne veux pas l'abandonner lamentablement. A qui peut bien servir un camion pizza ? A force de tourner, je suis sur que toute la ville sait que mon combi rouge est a vendre. Meme les pizzerias et fast-food ne sont pas interesses. Je commence a etre inquiet, je me pose des questions. Je ne vais quand meme pas le laisser sur le parking de l'aeroport ! Tu es sur que tu ne veux pas me le racheter ?

 

Une heure avant l'enregistrement de mes bagages, il faut absolument trouver une solution, alors je decide de faire une viree dans le quartier "defavorise" et remplace "para vender" par "para regalar", a donner. C'est sur, ca va le faire, enfin j'espere ! Mais si je le donne, c'est pour qu'il soit utile a quelqu'un. En 10 minutes je rencontre un jeune couple avec un enfant, je comprends qu'ils sont sans emploi... un camion pizza equipe, gratuit, bon ok un peu vieillot, une bonne opportunite pour se lancer. Nous signons quelques papiers, et avec leur nouvelle acquisition ils me deposent a l'aeroport. Tu aurais vu comme ils etaient heureux. Moi je suis surtout soulage. Un adieu a Roberta, un peu triste de le laisser, mais je n'ai pas le choix ! J'ai la promesse maintenant, d'avoir des pizzas gratuites des que je reviens a El Calafate ;-))

 

Je viens d'arriver a Buenos Aires par avion et de m'installer dans un petit hotel a San Telmo, un quartier tres sympa. Un vrai lit, c'est la seule recompense que j'ai d'avoir laisse cet apres-midi mon combi en Patagonie. Lui qui m'avait accompagne dans toutes mes aventures. Ca sent la fin du voyage. Tu me comprendras, a chaque fois je redoute ce moment. Allez j'en aurais bien profite, mais ce n'est pas encore fini, encore 2 jours ici, yeppp ! Et puis je repartirais rapidement vers d'autres horizons. A demain pour d'autres nouvelles de Buenos Aires...

 

Il n'y a pas de photos aujourd'hui, parce que je n'ai pas eu le temps.

Perito Moreno

En arrivant cette nuit a El Calafate, cela me demangeait d'aller directement le voir, je me suis retenu en me garant au centre de la ville. Par contre ce matin, je me suis leve tres tot. Deja a quelques kilometres, il etait impressionnant en n'en voyant que la moitie au bord du Lago Argentino. Mais arrive en haut du promontoire, c'est un monstre de glace que je decouvre juste a 200m devant moi. Imagine un enorme glacon de 5km de large, 60m de haut et 30km de long. Une force de la nature, incroyable de grandeur et de puissance. Une falaise verticale bleue-verte pale tombant dans le lac. J'y reste un long moment a le contempler, a admirer ses couleurs evoluer suivant l'orientation du soleil et l'ombre des nuages. Attendre que de gros morceaux ou un pan entier de glacier tombent dans l'eau accompagne d'un bruit enorme. Waouhhhhh, ca degage !! Ces 30km avancent de 2m chaque jour, autant de glace chutant dans le lac. Je n'ai jamais vu un truc pareil. Si tu pouvais etre la pour en profiter comme moi !

 

       

 

Je resterais bien la, au chaud dans ma polaire. Mais bon, j'ai prevu de faire un truc... il faut que j'y aille ! Je ne l'ai pas utilise depuis que je me suis fait arreter par la police a Cuzco. Tu t'en rappelles ? Par contre heureusement que je me suis leve tot et que j'ai repere le sentier sur internet, parce qu'il faut la gravir cette montagne au dessus du promontoire. Je mettrais 4 heures pour atteindre un endroit degage, assez en altitude. Je deploie mon aile, mets mon harnais, le glacier est la, juste au dessous de moi. Au dessus, le ciel est tres nuageux. Je m'elance, un sprint car l'air de decollage est reduite, me voici dans le vide. Je suis rapidement au dessus de cette incroyable masse blanche, pliee et crevassee a l'extreme. Je regarde de tous les cotes, super excite, pour profiter du spectacle. Mes premieres impressions de vol sont tout de meme un peu inquietantes : j'ai du mal a gagner en altitude.

 

Plus je descends vers le glacier, plus les turbulances sont importantes. Je pense que cette enorme masse froide y est pour beaucoup. Je me fais secouer. Je suis encore loin du promontoire ou je voudrais atterrir, et je perds rapidement de l'altitude. Je dois etre hyper concentre dans cet air mauvais pour tenir mon aile et n'arrive plus a profiter du paysage autour de moi. Alors que je descends dangereusement vers le glacier, ma vitesse sol accelere d'un coup. Un puissant vent catabatique refroidi, devale cette enorme masse glacee et me pousse a grande vitesse vers le promontoire et le lac. Je suis completement vent arriere, humm tres mauvais, je suis super mal ! Pas le temps de trop reflechir, au dessus du lac j'amorce un 180 degres pour tenter d'atterrir face au vent. Rien a faire, sa puissance m'entraine a l'oppose et me fait perdre de l'altitude... L'eau s'approche, quelques secondes apres je baigne dans le lac, proche du glacier. L'eau est gelee, je n'ai qu'une peur c'est qu'un enorme morceau de glace tombe, provoquant une vague pouvant m'engloutir. Je n'ai plus le choix, je coupe mes suspentes, abandonne avec regret mon aile dans l'eau et rejoins tres difficilement le rivage en dessous du promontoire. Chaque seconde de nage parait interminable ! Je rampe pour sortir de l'eau et m'ecroule enfin sur les galets, grelottant de froid et de peur, conscient d'avoir frole le pire. Ma grande erreur, certainement, est de ne pas avoir assez analyse le site et d'avoir decolle trop proche du glacier. Le vol que j'imaginais plus long, a dure que quelques minutes. Mon combi est la-haut, j'y serais rapidement au chaud, bougeant vigoureusement pour retrouver une temperature normale. Il me faudra presque une heure pour me sentir bien. Plus de peur que de mal, enfin toujours mon poignet qui me fait mal, une aile de perdue et une tres, tres grosse frayeur !

 

       

 

Je vais peut-etre un peu me calmer maintenant, j'aimerais bien rentrer entier a Paris... Oulala, je commence deja a penser a la fin du voyage, snifffff ! Et je me rends compte que ce qui me manque le plus, c'est un bon camembert, j'espere que Garmin y aura pense pour ma soiree de retour ;-)) Demain matin il faut que je trouve un acheteur pour mon combi parce qu'en fin de journee, je rejoins Buenos Aires en avion. Je me vois mal conduire 5000km en 2 jours. Tu ne veux pas me le racheter ? Des nouvelles, tres vite !

 

                                      

Detroit de Magellan

J'ai quitte vers 5h30, Ushuaia ce samedi matin, apres un incroyable leve de soleil qui a dure des heures. 300km apres, la frontiere avec le Chili de franchie, me voici au bord du detroit de Magellan. Encore un endroit que j'ai appris a l'ecole, qui m'a fait rever et bien j'y suis ! Mon ancetre ne l'a pas franchi, d'Ushuaia il est alle directement a Buenos Aires en bateau, en longeant la cote est de l'Argentine. Je ne peux m'empecher de penser a lui.

 

       

 

Le bac est la, attend d'etre rempli pour traverser, je gare mon combi dessus... Je fais autant fureur avec, partout ou je passe ! Avec toujours les memes blagues : "Una pizza, por favor !" Je paie la traversee : "Un Combi, sans chauffeur, ce n'est pas moins cher ?". Un passager, sans rien comprendre, est d'accord pour me le descendre de l'autre cote du detroit et de me le garer dans un coin en laissant les clefs dessus. Je me change rapidement et sors le matos dont j'ai besoin. Je me demande meme si je ne vais pas realiser une premiere mondiale, traverser le detroit de Magellan en kitesurf. 4km de large, un vent fort et favorable, les conditions sont ideales pour le faire en un long run. Le bac appareille, je finis de me preparer alors qu'il est deja loin. La voile au zenith, pas le temps de reflechir, l'eau est super froide, c'est parti ! Le vent est stable, la mer est plate, une navigation hyper confortable. Je ne mettrais pas longtemps pour rattraper le bac et le doubler. D'apres mon GPS j'ai meme fait une pointe a 32 noeuds. Les passagers n'en croient pas leur yeux. Quelques sauts devant eux avant de rejoindre l'autre cote du detroit. Les conditions sont tellement parfaites que je ne resiste pas, je continue. Quelle sensation de liberte ! Ce spot incroyable pour moi tout seul, au milieu de paysages de folie. Tu ne te sens pas trop a l'etroit avec 100 kiteurs qui naviguent en meme temps a Beauduc ?

 

Tout a coup une masse noire au ras de l'eau, au loin sur tribord, qui avance lentement. Je me rapproche. Non, je reve ??? Un puissant jet, je n'en crois pas mes yeux, une baleine ! Il parait que c'est la periode de migration un peu plus au nord, au large de la peninsule de Valdes. Je suis impressionne et ne connaissant pas ses reactions, je reste a distance pour l'observer longuement. En fait c'est super gros une baleine ! Elle avance avec des mouvements tres doux, faisant parfois sortir de l'eau sa nageoire. Et puis mince, qu'est ce que je risque ? Je ne peux pas rater cette occasion en or. Un jibe, je m'eloigne un peu pour prendre mon elan. Je fonce sur elle, a quelques metres je declenche pour sauter par dessus, en prenant beaucoup de marge. Ouupffff, ca c'est un truc de fou, un saut en kite par dessus une baleine ! La chance je te dit, j'ai toujours eu de la chance ! Voila les coordonnees GPS du spot si tu veux venir y kiter : S 52° 27.257 W 69° 32.407.

 

                         

 

Je rentre a terre ne voulant pas la gener plus dans son environnement. Mon combi est la, gare en face du detroit. Je range mon matos et rentre au chaud me changer, avant de reprendre la route vers le nord. Mon poignet gauche est bien gonfle et me fait toujours mal, malgre un bandage improvise. Il va peut etre falloir que j'aille voir un medecin. Qu'est ce que tu en penses ?

 

Un court passage au Chili avant de repasser en Argentine et oui la Terre de Feu est un veritable puzzle entre ces deux pays. Je suis maintenant a Rio Gallegos, une pause, avant de repartir cette nuit rejoindre El Calafate, la-bas, le Perito Moreno, le plus grand glacier du continent. J'ai bien l'intention d'aller le taquiner un peu des demain...

Zango

J'ai reçu quelques informations complementaires sur ce que compte organiser Garmin pour mon retour. Tu veux en savoir un peu plus ?  Bon allez je ne te fais pas plus attendre.

D’apres Frederic (le responsable de chez Garmin) ils ont donne rendez vous a plusieurs dizaines de blogueurs le jeudi 6 novembre, des 19h dans le centre de Paris, tout pres de chez moi en plus, pour passer une soiree exotique au Zango, j’aime bien le nom !
Je debarquerais tout juste de l’avion et je viendrais vous rejoindre alors je prefere vous prevenir je risque de ne pas etre tres tres frais.
J’aurais ainsi l’occasion de te rencontrer autour d'un verre et de quelques tapas toi qui suit mes aventures depuis quelques semaines, ça te tente ?


D’apres ce que me dit Frederic dans son mail il y aura un mini-quizz avec a la clef des GPS Garmin a gagner c’est sympa de leur part, non ?

Bon je te donne deja un premier tuyau, les questions porteront sur le contenu de mon blog alors n’hesites pas a jeter un œil aux billets que tu n’as pas encore lu et de me poser des questions en commentaire si besoin ;-))

Allez j"ai faim, je pars manger. A bientot ;-)

Ushuaia

Apres un long, tres long trajet en avion, je vais te passer le detail des escales. Me voici a Ushuaia depuis ce matin, ville la plus au sud du monde.

 

       

 

Alors que je me posais quelques questions, Gavin et mon combi rouge, m'attendaient a la sortie de l'aeroport. Ca fait du bien de retrouver son chez soi !! Il aura un peu galere pour le descendre jusqu'ici, mais il y est arrive ! En faisant le tour, ce n'est plus la meme histoire. Tout le coin arriere gauche est enfonce. Gavin me raconte que sur les routes escarpees de la cordillere des Andes, un camion lui est rentre dedans dans une descente tres pentue. Je ne peux rien lui reclamer, il me l'a deja conduit gratuitement jusqu'ici. J'ai les coordonnees du camionneur, je vais voir ce que je peux faire. Mon combi roule et c'est deja le principal. Je ne peux m'empecher d'etre peu triste de le voir dans cet etat !

 

Mon ancetre sur le chemin du retour vers l'Europe a fait une courte escale a Ushuaia, apres avoir franchi le Cap Horn. C'est pour cela que je suis la, pour continuer de suivre sa trace, le but de mon voyage. A cette epoque le village existait pour sa prison qui accueillait les bagnards, venus de Buenos Aires. Il le visita, mentionnant dans ses ecrits "des conditions de vie tres dures". Aujourd'hui il est transforme en musee. Je commence par le visiter avant d'aller profiter du coin.

 

        

 

C'est le printemps, la saison de ski est terminee, mais je ne peux pas resister a louer un snowboard et d'aller au Cerro Castor, station a 30km d'Ushuaia. Il reste un peu de neige, pas de snowpark, alors je vais faire mon petit freestyle a l'arrache, comme d'hab ! Et dire qu'il y a quelques jours, j'en faisais sur du sable dans la Valle de la Luna a plus de 40 degres ! Ici il doit faire pas loin de zero. Je ne suis pas bien equipe et je suis rapidement gele. Il faut dire que faire du snow en bermuda, ce n'est pas super conseille. Mais je n'ai pas retrouve mon pantalon dans mes affaires.

 

Je ride tranquille, lorsqu'un petit gamin, genre 13 ans, essaie de m'impressionner. Oscar, il s'appelle. Il passe devant moi, tente des tricks de folie, style "T'es capable d'en faire autant ?". Euhhh... moi il ne faut pas me provoquer, ce n'est pas pour la competition, mais j'adore les challenges. Alors je le suis, il m'entraine en hors-piste. Un tremplin naturel, 3m de vide, c'est la que tout se complique. Ca fait haut quand meme ! Oscar se lance, relax, il me fait un 360 grab, un tour complet en tenant sa planche, gloup'ss !! A mon tour, j'essaie un 360 mais je m'ecrase lamentablement, 3m plus bas, dans la neige. Tanguy Mergnac, qu'a la niaque, je n'abandonne jamais et remonte, reessaie, encore et encore, avec toujours le meme resultat : de belles chutes tres freestyle. Oscar se marre, me donne des conseils et se regale dans des sauts de folie. Cette fois ci, je tente un saut tout simple, j'atterri impeccablement bien, mais pas au bon endroit... Un rocher cache sous la neige et crakkkkkkkkk ! La planche cassee en deux ! Dommage, je n'ai plus le choix j'arrete. Je viens encore d'exploser mon poignet gauche apres ma chute de cheval d'avant hier. Bref tout va bien ! Pas d'assurance, je serais oblige de rembourser au loueur le prix d'une planche neuve. Encore une bonne journee !

 

        

 

Je viens de garer, Roberta, mon combi a Ushuaia, au bord du canal de Beagle, pour y passer la nuit. Je vais maintenant me faire un "tenedor libre", viande argentine a volonte, au chaud dans un resto. Je l'ai merite, non ?? Demain je reprends la route vers El Calafate, plus au nord en traversant le detroit de Magellan ou j'ai bien envie de tenter un truc... A tres bientot !

 

                    

                         

 

S 27° 07.496 W 109° 17.221

Toma que j'ai rencontre hier a mon arrivee sur l'ile de Paques et qui m'heberge, vient me voir ce matin avec le cheval qu'il va me preter pour la journee. "Tu sais bien monter ?", "Oui, oui, ne t'inquiete pas !". Hummm, du cheval j'ai du en faire 2 ou 3 fois, ca promet !

 

Il est tres tot ce mercredi matin, lorsque je quitte le village d'Hanga Roa. Ma premiere mission, chose promise, chose due, trouver pour Katie une cache Geocaching. Je programme mon GPS avec les coordonnees trouvees sur le site internet, S 27° 07.496 W 109° 17.221, en route ! Je longe la cote sud, mon cheval, un peu imprevisible, sans savoir pourquoi, part dans des cavalcades incontrolables. Je m'accroche fermement a sa criniere, je sers mes jambes. Il faut dire qu'ici c'est du sport, pas de selle, pas de renes, juste une corde ! 10 minutes au galop avec la peur de tomber des qu'il saute un talus. J'ai comme l'impression de ne rien maitriser. Ooohhh tout doux ! Il se calme tout seul, comme pour se reposer avant de repartir de plus belle. Cette fois ci c'est la bonne, l'acceleration est trop rapide. Je n'ai pas le temps de m'accrocher et me fais ejecter sans m'en rendre compte. Une bonne chute sur le dos comme il le faut, je me demande meme si mon poignet n'est pas casse. Regarde il n'a pas fiere allure mon champion ?

 

       

 

A droite le Pacifique, bleu, a l'infini ; a gauche, l'ile verte vallonnee de volcans ; au dessus juste pour moi un arc en ciel, encore personne a cette heure. Je suis comme seul dans l'un des endroits les plus isole au monde. Nous nous dirigeons, enfin j'essaie de diriger le cheval, vers le volcan Rano Raraku, la carriere ou etaient sculptes les moais. Ils sont la par centaines, immobiles depuis des siecles. Certains incrustes dans le roc en position horizontale, d'autres plantes sur les flancs du volcan. Un coup d'oeil a mon GPS, me voici proche de la cache. D'apres l'indice, je dois escalader jusqu'au sommet. Il vient juste de pleuvoir, ca glisse, le vent est fort, c'est limite dangereux. Mais quelle vue la-haut ! L'ile sur 360 degres. Le cratere a mes pieds, formant un lac bleu. Je me retourne, juste en bas, minuscule a cette altitude, l'Ahu Tongariri et ses 15 moais alignes. Je passe quelques minutes a chercher et dans un trou je trouve une petite boite. Dedans quelques objets, un carnet, j'ecris un petit mot pour le prochain decouvreur. Je fais une photo de la vue que j'ai, mission accomplie Katie, je remets la boite en place. Heyyy, tres sympa cette chasse aux tresors, a refaire !

 

       

 

Je continue mon tour de l'ile, comme mon ancetre l'a fait a cheval, passant d'un site archeologique a l'autre. Enfin c'est mon cheval qui decide, j'ai du mal a le diriger. Des fondations d'habitations, des lieux de ceremonies, des grottes, des moais, la majorite, face contre terre, brises en deux, leur chapeau de roche rouge ayant roule plus loin. Un passage devant la pierre ronde "Te Pito O Te Henua", le nombril du monde, symbole de l'ile.

 

       

 

J'adore m'arreter et discuter avec les habitants. Ils sont tres curieux quand je leur parle de mon histoire, mais surtout surpris que nos ancetres ce soient certainement rencontres, il y a quelques generations. Tu imagines, c'est quand meme incroyable ! Aujourd'hui beaucoup de choses ont change, un aeroport, quelques routes goudronnees, des voitures, des equipes venues relever des moais. En dehors l'ile a du rester la meme, un paradis volcanique, veritable musee a ciel ouvert.

 

                          

            

 

Demain, jeudi, je quitte l'ile de Paques, pour arriver a Ushuaia vendredi matin, un long trajet, 3 escales, ca promet ! Un grand ecart entre le point le plus a l'ouest et la ville la plus au sud de mon voyage. Je vais y retrouver mon combi et tout mon matos... enfin j'espere !! Reste connecte, des nouvelles de la Patagonie, tres bientot.

 

Plus de moais ici...

 

                      

                      

                                              

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