Laissons de côté la notion de pouvoir pour partager une relation riche en complicité.

 

Témoignages

 

Témoignage de Jackie Témoignage de Muriel Témoignage de Christel

 

Témoignage de Jackie :

J’ai toujours eu des chiens et avec aucun d’eux je n’ai eu de souci (stress, peur, agressivité,…). Depuis novembre dernier, j’ai une femelle berger allemand que j’ai prise à deux mois. Au lieu de rester naturelle avec elle, j’ai écouté les « conseils » que l’on m’a donné (ami éleveur).

« C’est un chien loup donc il faut que tu le domines, qu’il t’obéisse au doigt et à l’œil sinon tu auras des problèmes, il doit coucher dehors, il ne doit pas rentrer dans la maison. Tu ne dois rien lui laisser passer. Dès qu’il fait une bêtise, tu dois lui montrer qui est le maître. »
Alors forte de ces bons conseils, j’ai fait ce qu’on m’a dit.
Au bout d’un mois, mon chien n’était pas épanoui ; il ne remuait jamais la queue comme mes autres chiens. Au moindre bruit, il courait se cacher. Dès qu’un évènement nouveau se produisait (une visite par exemple) il tournait autour de sa queue tant que l’évènement durait.
Jamais il ne manifestait sa joie d’être avec moi. Il obéissait par crainte et non par amour. C’est un comportement que je n’ai jamais vu avec mes chiens qui eux ont été élevé d’une manière naturelle en m’adaptant à chacun de leurs traits de caractère, comme on fait avec un enfant.

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Témoignage de Muriel :

Mon compagnon et moi, voyant notre Berger Allemand fatiguée (12 ans), avons décidé d’accueillir une Jeune Berger Allemand de 10 mois chez nous. Un éleveur client de notre Clinique Vétérinaire avait des chiots invendus et nous en a proposé une à un prix intéressant (400 euros) ; nous sommes allés chez lui dans les Landes et avons vu 3 chiennes dans un enclos électrifié de 25 m2 environ (la nôtre, sa sœur et sa pseudo-mère). Les mâles étaient dans le jardin (le père, un frère et un caniche) et une autre femelle faisait les « cent pas » dans un couloir de 1m50 de large sur environ 25 mètres de long.

Nous sommes entrés dans l’enclos des femelles et avons essayé de les caresser ; l’adulte s’est laissée approcher, pas les deux jeunes ; l’« éleveur » nous a encouragé en nous expliquant que notre chienne adulte lui montrerait et que tout irait bien.

Confiants, nous avons réglé ce que nous devions et sommes repartis avec la « petite » (qui avait déjà sa taille adulte).

Arrivés à la maison, nous l’avons laissée libre de ses mouvements et c’est notre « aînée » qui est allée l’accueillir comme prévu ; elle s’est montrée très gentille mais la « petite » était effrayée ; elle est descendue de la voiture et a foncé directement au fond de notre terrain (3.500 m2) et s’est terrée derrière un tas de bois. Il a fallu des trésors de patience pour l’en faire sortir et la ramener à la maison.

Les mois qui ont suivi ont été une succession d’espoirs et de désespoirs car malgré tout notre amour, notre patience et notre dévouement, la stérilisation et une légère médicalisation, personne ne pouvait l’approcher (même pas nous d’ailleurs). Heureusement elle n’a jamais essayé de se sauver ni même de nous mordre ; elle était tout simplement terrorisée.

L’« éleveur » lui trouvait qu’il n’y avait pas de problème et que nous devions nous débrouiller ; une autre éleveuse, voisine de ce monsieur, m’a depuis indiqué qu’il avait essayé de l’emmener dans un club pour la « socialiser », mais avait vite abandonné. Ce monsieur est aujourd’hui décédé de toutes façons.

Au printemps dernier, comme nous devions les laisser toutes deux en pension pour septembre, une responsable de la pension contactée m’a conseillé de l’emmener à l’école du chiot (elle avait alors 2 ans et demi).

Nous avons pris donc cette décision et… nous nous sommes trompés d’adresse ; nous avons rencontré Monsieur André ESCAFRE, responsable du Cyno Club du Bassin d’Arcachon.

Ce Monsieur nous a parlé, a observé notre « petite », nous a compris et nous a expliqué sa méthode, toute en douceur… Il nous a conquis ! Il nous a ensuite expliqué où se trouvait l’école du chiot que nous cherchions et nous y sommes allés (sans conviction ; d’ailleurs nous n’avons pas été séduits).

Dès le lendemain, début juin 2007, nous sommes allés à la leçon du dimanche chez Mr ESCAFRE et notre conviction a été faite : lui seul pouvait nous sauver et sauver notre « petite ».

Cela fait maintenant 6 mois que nous y allons tous les dimanches (une seule fois par semaine) et nous avons fait plus de progrès qu’en deux ans avec Zazie (puisque c’est le prénom de la « petite ») : enfin elle semble heureuse avec nous et nous le sommes avec elle ; l’harmonie règne à nouveau chez nous grâce à notre Cher Monsieur ESCAFRE. Bien sûr nous avons encore du chemin à parcourir mais quels progrès elle a déjà faits !

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Témoignage de Christel :

Nous avons adopté un chien chez un éleveur, et nous souhaitions un chien très bien élevé que l’on pouvait amener partout, aussi bien au restaurant que dans les bois.
Notre souci premier était de savoir si nous étions capables de le rendre heureux et surtout nous avions peur de le faire souffrir d’ennui à cause de nos absences pour le travail.
Ma situation professionnelle m’a permis de passer les deux mois suivant l’arrivée du chiot à la maison, et j’ai pu ainsi lui apprendre la propreté, la marche en laisse, le brossage, et j’ai aussi beaucoup joué avec lui afin qu’il se dépense au maximum.

Puis, sur les conseils de notre entourage et de l’éleveur, qui nous ont indiqué que c’était une « race » de chien qui adorait travailler, nous avons décidé de l’amener dans une école de chiots au sein d’un club canin agréé quand il a eu 4 mois. Dans notre optique c’était le moyen de lui faire rencontrer d’autres chiens (notre entourage n’en n’a pas), et une occasion également de parfaire son éducation avec les conseils de spécialistes.

Ainsi vint la première séance. Le principe : les chiots de 3 à 6 mois sont rassemblés dans un enclos en cercle d’un diamètre de 15 mètres. Les maîtres sont avec eux, et on les lâche pendant 5 ou 10 minutes pour qu’ils fassent connaissance. Ensuite chacun reprend son chien en laisse, et on travaille le rappel, la sociabilité, le assis-couché-debout avec également des passages sur des appareils type agility à taille réduite, le tout accompagné de friandises.

Lors de notre première séance, quand j’ai détaché mon chien, il a eu peur, et il ne voulait pas sortir d’entre mes jambes, jusqu’à ce qu’un autre chien plutôt agressif se jette sur lui pour le mordre. Là mon chien a cherché à fuir, mais comme l’enclos était assez exigu, il s’est jeté sur la clôture et, en se débattant il a réussi à passer par-dessus. Il a ainsi pris la fuite direction le parking et la route.
J’ai réussi à le faire revenir vers moi en dehors de l’enclos, mais quand j’ai voulu le faire revenir à l’intérieur, ça a été très différent : il se débattait, il me mordillait les mains.
L’éducatrice alors présente m’a demandé de lui remettre la laisse et de le traîner jusqu’à l’enclos. Chose que j’ai faite bien entendu, car c’était des spécialistes, et vu que d’après eux l’attitude de mon chien était normale, pourquoi désobéir ? Nous avons donc continué cette séance  et les suivantes…..

L’attitude de mon chien dans cet enclos n’a jamais changé : quand tous les chiens étaient attachés il n’y avait pas de problème particulier, il obéissait aux ordres (avec un morceau de saucisse), il faisait presque tous les appareils. Par contre en début et en fin de séance quand les chiens étaient détachés, il se tenait le plus éloigné possible des autres en se cachant derrière les appareils.
Ce qui nous embêtait le plus, c’était son attitude face aux êtres humains : dés que les gens voulaient le caresser, il avait un mouvement de recul, et il se retournait sur les éducatrices dés qu’elles voulaient le tenir en laisse. Au départ, elles nous disaient que c’était normal et qu’il fallait insister, mais dés que notre chien a eu 5 mois, on nous a gentiment expliqué que notre chien était trop gros pour l’école des chiots, qu’il faisait peur aux autres, et qu’il était temps de passer avec les plus vieux en cours d’obéissance.
Nous nous sommes donc fiés à leur jugement, tout en sachant que la seule chose que l’on avait vu jusqu’à présent, c’était notre chien qui avait peur des autres plutôt que le contraire…. Mais bon, nous avions affaire à des spécialistes……

Nous voilà donc arrivés à la première séance avec l’éducateur d’obéissance et d’agility. Nous étions avec lui accompagnés de l’éducatrice de l’école des chiots qui a expliqué l’attitude de notre chien face à elle : refus de la suivre en laisse, refus à ce qu’elle le touche allant même jusqu’au mordillement. La réponse de l’éducateur a été très simple : « je vais vous montrer moi, s’il ne va pas me suivre ! ». Après l’avoir équipé d’un collier étrangleur, l’éducateur a donc pris notre chien en laisse et a commencé à vouloir le faire marcher au pied : mon chien n’avait aucune envie de le faire, et un « combat » s’est donc joué entre eux deux : le chien bataillait pour ne pas avancer, et l’éducateur mettait de grands coups de laisse pour l’obliger à venir et à le suivre. Je pense que ces 10 ou 15 minutes sont les plus horribles que mon chien a du passer de toute son existence ! Il criait, car il devait avoir mal avec le collier qui lui serrait la gorge, et le moniteur continuait à avancer en le traînant derrière lui. Comment a-t-on pu laisser faire ça ? Nous avions la sensation d’être face à des personnes qui connaissaient les chiens….

Malgré tout, le rendez-vous était pris la semaine suivante pour son premier vrai cours d’obéissance. Au démarrage, c’était la marche au pied en laisse côté gauche. On se suivait tous en file indienne en formant un grand cercle : la première séance de marche à l’étrangleur n’avait pas changé grand-chose, mon chien me sautait toujours dessus, et il ne marchait toujours pas au pied.
Ensuite nous étions divisés par groupe de 4 à 10 couples homme / chien, et nous étions confié à un éducateur qui nous faisait travailler individuellement au sein de ce groupe. Lors de ces séances, le chien était constamment attaché, n’avait pas le droit de sentir ou de regarder un de ses congénères.
Pour travailler la socialisation, il fallait mener son chien en laisse en zigzagant entre les personnes présentes et leur chien maintenu assis à leur pied : à aucun moment le chien ne devait manifester le moindre intérêt. S’il le faisait, il fallait lui donner un bon coup de collier et lui dire « NON », afin qu’il comprenne que rien ne devait l’intéresser en dehors de son maître. Le mien n’était pas très bon dans cet exercice, car il attaquait les chiens s’ils passaient trop près de nous, on se faisait disputer car je ne le maintenais pas assis au garde à vous pendant que les autres travaillaient. Au contraire, il était plutôt couché, essayait d’aller jouer avec ceux d’à côté (les plus jeunes) ou alors il aboyait sur tout ce qu’il y avait alentours. En fait, on sentait que notre chien ne s’amusait pas du tout, et nous, ses maîtres, non plus d’ailleurs.
Alors nous avons essayé l’agility. Les chiens là aussi demeurent toujours attachés en attendant leur tour et ils n’ont toujours pas la possibilité de communiquer avec leurs congénères. Le premier cours est donné par notre éducateur chargé du « débourrage » de notre chien….. Et chose que je ne comprends que maintenant, quand je faisais passer les obstacles en laisse mon chien les prenait très bien, mais dès que je lui enlevais la laisse il partait à 30 mètres du lieu où nous étions pour se réfugier dans un fossé, A ce moment là, je m’étais dit que c’était à cause de la chaleur et de la fatigue de mon chien, mais maintenant je sais que la seule chose qu’il fuyait, c’était l’éducateur.
Malgré tout nous avons continué un peu l’agility : deux séances de plus. Au moins notre chien se dépensait. Le seul souci que nous avions c’est qu’il refusait de faire quoi que ce soit dès qu’un éducateur se trouvait à proximité de nous. Par contre, dès que l’éducateur sortait du terrain mon chien passait tous les appareils que je lui présentais sans aucune difficulté.
Face à ce nouveau souci, une seule solution proposée par les éducateurs : « l’obéissance ! On ne peut pas faire d’agility si le chien n’écoute rien ! ».

Nous sommes donc repartis à l’obéissance, ce qui pour nous n’était pas plus mal, car on avait de plus en plus de mal à promener notre chien en laisse : il attaquait tout ce qui était chien, il ne se laissait pas approcher par les êtres humains, encore moins caresser, et il se rebellait de plus en plus après moi !

En parallèle, il faut savoir que nous avions également un vétérinaire, plutôt réfractaire à notre chien : il en avait peur, et selon lui la seule façon d’arriver à faire quelque chose de bien avec lui, c’était de lui montrer qui était le chef. Donc selon ses conseils, il fallait à chaque grognement, rébellion, aboiement ou autre attitude inconcevable, l’attraper par le cou et le coller à terre en lui disant « NON » jusqu’à ce qu’il arrête…. Ça n’a jamais marché, bien au contraire, nous en sommes arrivés finalement au combat au corps à corps, et j’ai ainsi hérité d’une belle cicatrice au bras…….

Revenons donc aux séances d’obéissance : rien de changé dans le déroulement et l’attitude de mon chien, bien au contraire il en ressort de plus en plus frustré : il a envie de jouer avec ses congénères mais c’est parfaitement impossible : « ils ne sont pas là pour ça » !
Et ne parlons pas des séances en petit groupe : son aversion envers les moniteurs est de plus en plus prononcée et leur crainte (surtout les femmes) face à lui de plus en plus visible, mais les recommandations sont les mêmes : « ce n’est pas lui qui commande, il faut être plus ferme ! ».
Comme nous changions d’éducateur à chaque séance, les conseils changeaient chaque semaine : pour certains, il fallait interpeller son chien avant de démarrer la marche au pied, pour d’autres, surtout pas le seul mode de langage c’était le collier…. etc., donc très difficile de s’y retrouver d’une semaine sur l’autre….

Et puis, nous avons eu un éducateur, plus jeune que les autres et que nous ne connaissions pas. Nous étions un groupe de 4 avec lui et je dois dire que c’est la seule fois où j’ai pris plaisir à participer à un cours : c’est le premier qui a pu tenir mon chien en laisse le temps que je m’éloigne pour le rappel, c’est le seul qui a appliqué une méthode douce avec lui : il ne l’a pas approché de face mais il s’est accroupi et a laissé le chien s’approcher de lui-même… et ainsi de suite tout le long de la séance. A la fin du cours, je me suis donc entretenue avec lui pour lui parler de mon chien et de sa crainte envers les hommes et les chiens, puisqu’il semblait avoir une approche différente des autres.
Sa solution : le RCI, qui permettrait à mon chien d’acquérir une certaine confiance en lui, et surtout ça me permettrait de pouvoir le contrôler s’il attaquait.

Je suis partie du club canin dans un état d’esprit assez confus. J’avais un souci avec mon chien : il était loin d’être sociable comme je l’espérais, je n’entretenais pas des rapports des plus sereins avec lui, et l’on me donnait une solution : le RCI, soit apprendre mon chien à mordre et à attaquer, alors que ce que je voulais c’était un amour de chien que l’on peut amener partout.

Je ne suis jamais retournée dans ce club, mais mes inquiétudes persistaient : comment gérer mon chien ? Que va-t-il faire si je fais venir des enfants chez moi ? Comment va-t-il réagir si des copains viennent ? Sans nous en rendre compte, nous étions devenus prisonnier de notre chien, et surtout nous ne savions pas comment en sortir !

Jusqu’au jour où par le plus grand des hasards je suis tombée sur le reportage qui présentait le club de dédé. Un club avec des chiens en liberté ? Voilà ma solution ! Recherche sur internet et premier contact avec Dédé au téléphone, puis physiquement une semaine plus tard : c’est la semaine qui m’a semblé la plus longue de ma vie, j’avais une telle hâte de rencontrer ces personnes !

Et puis sur place le choc : mon chien comme d’habitude aboie après tout ce qui passe mais pour la première fois je remarque qu’il remue la queue en même temps. On m’explique alors que mon chien a perdu toute communication avec ses congénères et il ne sait plus comment exprimer sa joie ou sa crainte. Donc premier soulagement, mon chien n’est pas agressif !

Puis au fil des séances, nous avons appris à communiquer : aussi bien mon chien que nous ses maîtres ; et ce grâce aux différentes conversations que nous avons eu avec les autres participants mais aussi en grande partie grâce à tout ce que l’on a pu observer sur le terrain. Au départ, nous avions le sentiment que notre chien ne faisait rien : on arrivait au club, on le lâchait, il aboyait après tout le monde, et de temps en temps on allait se balader avec deux ou trois camarades. On n’avait qu’une seule consigne : le caresser quand il revenait vers nous et surtout laissez faire s’il aboyait ! Et ainsi la matinée se passait et on rentrait à la maison avec un chien énormément fatigué.
En fait, nous avons vite compris que notre chien malgré les apparences apprenait beaucoup pendant ces séances : il communiquait avec ses semblables, et ainsi il était en plein apprentissage de la vie en société au milieu de chiens et d’humains.

Après quelques séances passées à aboyer après ses congénères, mon chien a vite compris qu’il ne craignait pas grand-chose à être dans ce club : il n’est pas obligé de rester assis à mes pieds pendant 2 heures, et surtout il peut sentir, regarder et même jouer avec ses congénères. Inutile de préciser que quand il reconnaît la route du club, c’est très difficile de le tenir tranquille dans la voiture, et quand on le lâche on voit très bien qu’il est très heureux de se trouver là : il a le sourire aux babines !!!!!

Ainsi, en très peu de temps, et avec une grosse remise en question, j’ai découvert un chien avec un cœur énorme que je ne comprenais pas et que je maltraitais sans m’en rendre compte. Aujourd’hui, même s’il garde quelques séquelles de ses premières séances de dressage, (surtout pour le collier), nous avons un amour de chien avec qui nous n’avons plus eu de conflit depuis que nous le traitons différemment, et même si nous sommes conscients qu’il va falloir beaucoup de temps pour récupérer totalement nos erreurs, nous savons au moins deux choses : d’abord il nous aime énormément, et ensuite il est très heureux de venir tous les week-ends au club de Dédé. Que demander de plus……..

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